Semaine 27
Le 1er juillet 2026 ne change pas seulement le cadre réglementaire des crypto-actifs. Il modifie surtout le modèle économique de nombreux intermédiaires patrimoniaux. Jusqu’ici, certains CGP pouvaient orienter leurs clients vers des solutions crypto, construire une allocation, et percevoir, directement ou indirectement, une rémunération liée à cette exposition. Cette époque est désormais révolue en grande partie.
Avec MiCA, le conseil en crypto-actifs devient un service réglementé. L’AMF rappelle qu’à compter du 1er juillet 2026, le conseil sur cryptoactifs nécessite l'obtention d'un agrément PSCA.
Si l’apport d’affaires reste possible, la rétrocession qui rémunère en réalité un conseil crypto, un accompagnement commercial, une sélection d’actifs ou un suivi client devient en revanche juridiquement beaucoup plus fragile. Sans agrément PSCA, le CGP doit se limiter à une mise en relation stricte avec un prestataire agréé. Il ne peut pas transformer cette mise en relation en conseil externalisé.
À ce stade, aucun cabinet CGP/CIF traditionnel n’apparaît dans les listes publiques de l’AMF comme titulaire direct d’un agrément PSCA conseil en crypto-actifs. C'est somme toute assez logique : les contraintes liées à l'agrément conseil sont lourdes pour des structures indépendantes.
La conséquence est simple : le CGP qui veut continuer à traiter les crypto-actifs devra choisir son terrain. Soit il devient PSCA, ce qui paraît hors de portée pour la majorité des cabinets. Soit il reste apporteur d’affaires, mais avec un rôle très limité. Soit il revient à son cœur de métier : conseiller des instruments financiers réglementés permettant une exposition indirecte à l’écosystème crypto.

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