


- ARK Invest s’associe à Securitize pour tokeniser les parts de son ARK Venture Fund, avec un premier déploiement sur Ethereum. Les investisseurs pourront ainsi détenir on-chain une exposition à un portefeuille de sociétés privées comprenant notamment OpenAI, Anthropic, Stripe et Databricks. Securitize prendra en charge l’infrastructure de tokenisation, notamment l’émission des titres, le calcul de la valeur liquidative et les échanges secondaires. L’opération illustre l’extension de la tokenisation au private equity et au venture capital, au-delà des obligations, fonds monétaires et actions cotées déjà largement ciblés par les projets de RWA.
- L’ESMA fera de l’intelligence artificielle, de la tokenisation et plus largement de l’innovation numérique une priorité de supervision à l’échelle européenne à partir de 2027. L’objectif est d’harmoniser la manière dont les autorités nationales contrôlent l’usage de ces technologies par les acteurs financiers. Concrètement, les superviseurs devront notamment cartographier les usages de l’IA et des produits tokenisés, identifier les établissements les plus exposés et conduire des contrôles ciblés. L’attention portera en particulier sur la gouvernance, la qualité et la fiabilité des données, les dispositifs de contrôle interne ainsi que les conséquences pour les clients et la protection des investisseurs. Le point important est le changement de phase réglementaire : après la mise en œuvre de MiCA, l’UE ne se limite plus au seul encadrement des cryptoactifs. Elle élargit désormais sa surveillance à la tokenisation des marchés financiers traditionnels, aux infrastructures DLT et aux usages de l’IA dans les services financiers. L’ESMA indiquait déjà dans son programme 2026 vouloir analyser davantage l’impact de la tokenisation sur la structure des marchés européens et le régime pilote DLT.
- Qivalis accélère son projet de stablecoin européen adossé à l’euro. Le consortium réunit désormais 37 établissements financiers dans 15 pays européens et emploie environ 40 personnes. Il poursuit parallèlement sa procédure d’agrément comme établissement de monnaie électronique auprès de la Banque centrale néerlandaise, préalable au lancement de son stablecoin réglementé. Pour son CEO Jan-Oliver Sell, l’enjeu dépasse largement les paiements transfrontaliers : les stablecoins pourraient transformer le trade finance en mettant également la jambe « cash » des opérations on-chain. Cela permettrait notamment de faire circuler et réutiliser les collatéraux en quelques minutes plutôt qu’en plusieurs jours, avec à la clé une rotation du capital nettement plus rapide. Le point à retenir est que Qivalis cherche à positionner l’euro dans les nouveaux circuits financiers tokenisés face à la domination actuelle des stablecoins en dollars. L’implication directe de dizaines de banques européennes donne au projet une dimension institutionnelle sensiblement différente de celle des émetteurs crypto historiques.
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