• Les autorités financières européennes alertent sur le risque que représente à terme l’informatique quantique pour la cryptographie utilisée par les blockchains. Des ordinateurs quantiques suffisamment puissants pourraient notamment compromettre certains mécanismes de signature à clé publique. Pour Bitcoin, le risque concernerait en priorité les anciennes adresses ou celles dont la clé publique a déjà été exposée ; environ 6,9 millions de BTC seraient potentiellement concernés selon les estimations citées par ESMA. L’enjeu n’est pas présenté comme une rupture immédiate de Bitcoin, mais comme un problème nécessitant d’anticiper la migration vers des solutions post-quantiques. L’Union européenne a déjà fixé une feuille de route : les États membres doivent commencer leur transition vers la cryptographie post-quantique d’ici fin 2026, avec une priorité donnée aux usages les plus sensibles.

  • IBM a annoncé deux évolutions de son infrastructure dédiée aux actifs numériques. La première est une version bêta reliant IBM Digital Asset Haven au registre partagé blockchain de SWIFT, afin de faciliter des transactions en dépôts tokenisés au format ISO 20022 et leur intégration aux infrastructures bancaires existantes. La seconde concerne une version on-premises de Digital Asset Haven, déployable directement sur IBM Z et LinuxONE. Les établissements financiers peuvent ainsi conserver le contrôle de leur infrastructure et de leurs clés, avec une sécurisation reposant notamment sur des HSM, tout en développant des services autour des actifs numériques. L’approche d’IBM vise donc à rapprocher tokenisation, messagerie bancaire traditionnelle et exigences institutionnelles de sécurité.

  • Le président de la CFTC, Michael Selig, a indiqué que l’agence américaine entend avancer sur la réglementation des marchés crypto même sans adoption du CLARITY Act par le Congrès. Selon lui, la CFTC dispose déjà de pouvoirs statutaires suffisants pour faire évoluer une partie du cadre réglementaire. Deux projets de règles concernant les transactions et les marchés de cryptoactifs ont d’ailleurs été transmis à l’OIRA pour examen. La priorité porte notamment sur les marchés dérivés et les plateformes relevant déjà de la compétence de la CFTC, avec l’objectif d’adapter la réglementation à des marchés fonctionnant 24h/24 et 7j/7, on-chain et de plus en plus automatisés. La CFTC avait déjà publié en mai des orientations spécifiques sur le trading, la compensation et le règlement 24/7. En revanche, l’extension claire de la compétence de la CFTC au marché spot des cryptoactifs reste largement dépendante d’une intervention du Congrès. C’est donc surtout sur les dérivés, les infrastructures réglementées et les nouvelles formes de marchés automatisés que l’agence peut avancer à court terme.

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