• La Grèce prépare une fiscalité particulièrement favorable aux cryptoactifs, avec un taux d'imposition de 10 % sur les plus-values et une exonération des 500 premiers euros de gains annuels. Ce projet, présenté le 8 octobre 2026, marque un recul par rapport au taux de 15 % initialement envisagé en juin. Le texte prévoit également d'exonérer les échanges entre cryptoactifs et de taxer à 10 % les revenus issus du staking et du lending. Actuellement dépourvue d'un cadre fiscal complet pour les cryptoactifs, la Grèce entend clarifier leur traitement et renforcer la sécurité juridique des investisseurs. Le projet doit être soumis au Parlement en novembre et pourrait positionner le pays parmi les juridictions européennes les plus attractives fiscalement pour les détenteurs de cryptoactifs.

Cette initiative souligne les divergences fiscales persistantes entre États membres de l'Union européenne. Alors que MiCA harmonise progressivement le cadre réglementaire des cryptoactifs, leur fiscalité demeure une compétence nationale. Cette concurrence fiscale pourrait influencer les choix de résidence et de structuration patrimoniale des investisseurs, sous réserve des règles de résidence fiscale applicables.


  • Coinbase considère désormais les banques traditionnelles comme de futurs clients majeurs, et non plus seulement comme des concurrents sur le marché des cryptoactifs. Face à la demande croissante des établissements financiers pour les actifs numériques et la tokenisation, la plateforme américaine accélère le développement de ses services institutionnels : conservation, négociation, financement et règlement des transactions. L'enjeu stratégique est important : plutôt que de chercher uniquement à concurrencer les banques dans la distribution de cryptoactifs, Coinbase ambitionne de leur fournir les infrastructures nécessaires à leur intégration dans les services financiers traditionnels. Cette évolution pourrait transformer progressivement les plateformes crypto en prestataires technologiques essentiels au fonctionnement de la finance institutionnelle.

Cette stratégie illustre une nouvelle étape de l'institutionnalisation des cryptoactifs. Les banques pourraient progressivement proposer davantage de services liés à Bitcoin, aux stablecoins et aux actifs tokenisés, tout en s'appuyant sur des infrastructures spécialisées plutôt qu'en développant leurs propres solutions.


  • Securitize franchit une nouvelle étape dans la tokenisation des actifs financiers en lançant sur Solana une offre de 12 actions américaines tokenisées, notamment Apple, Nvidia, Tesla, Microsoft et Amazon. Contrairement aux produits qui reproduisent simplement l'évolution du cours d'une action, chaque token est adossé à une véritable action détenue par une infrastructure réglementée, avec maintien des droits économiques et des droits d'actionnaire applicables, notamment les dividendes et les droits de vote. Les transactions sont réglées en USDC et la négociation s'effectue initialement sur la plateforme de Securitize, avec l'ambition d'étendre progressivement les échanges à des infrastructures numériques liées au NYSE et à OKXICE.

Cette évolution constitue une avancée dans la convergence entre finance traditionnelle et actifs numériques. La tokenisation pourrait progressivement transformer les modalités de détention, de négociation et de conservation des titres financiers, tout en facilitant leur utilisation comme garanties dans des opérations de financement.


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