Les volumes des perps RWA tokenisés atteignent 470 milliards de dollars par mois

De quoi s'agit-il ?

Les volumes mensuels échangés sur les contrats perps adossés à des actifs RWA tokenisés sont passés de 85 milliards de dollars en janvier à environ 470 milliards en juin, soit une hausse de 450 % en six mois. Sur la période, les perps sur actions tokenisées ont été multipliés par sept environ, portés par des valeurs pré-IPO et des titres mono-action du secteur des semi-conducteurs, principalement $SNDK et $MU. SpaceX a été l’action la plus traitée sur ce segment en juin, mois de son introduction en Bourse à la mi-mois.


Pourquoi c'est important ?

Ces produits, disponibles par exemple sans KYC sur Hyperliquid, offrent une exposition avec effet de levier, en continu et sans frontières, à des instruments qui, autrement, ne s'échangent que sur des plages horaires limitées via des brokers soumis au KYC. Le signal de demande est sans ambiguïté : la contrainte qui pesait sur le trading actions n'a jamais été l'appétit des investisseurs, mais l'infrastructure de marché. Cela implique qu'une partie de la formation des prix de certaines valeurs cotées se déroule désormais en dehors des plateformes régulées.


Les enjeux

Binance, Hyperliquid et OKX ont représenté plus de 80 % des volumes de juin, et Binance à elle seule près de la moitié. On n'a donc pas affaire à un marché on-chain distribué, mais à une poignée de grandes plateformes dotées d'une brique DeFi. L'activité relève de l'exposition synthétique, et non de la propriété tokenisée : elle ne règle donc aucune des questions de conservation (custody) et de règlement-livraison auxquelles les institutions sont attentives. Elle montre en revanche où migre la liquidité une fois les frictions d'accès levées


BitMart et BitMEX cessent leurs activités, portant à trois les fermetures de plateformes cet été

De quoi s'agit-il ?

BitMart a commencé à suspendre les inscriptions, les dépôts et les ordres dans la nuit du 25 juillet ; la plateforme cessera toute activité de trading le 26 août et prévoit de fermer le 31 janvier 2027. Son token BMX a chuté de près de 60 % en une journée. Son directeur général monde, Nenter Chow, affirme avoir appris le 24 juillet qu'il était mis fin à ses fonctions, et avoir découvert la fermeture au moment de son annonce publique. Trois jours plus tôt, BitMEX avait annoncé une fermeture définitive au 23 septembre. AscendEX, de son côté, avait cessé ses opérations le 1er juillet.


Pourquoi c’est important ?

Aucune des trois n'a invoqué l'insolvabilité. BitMart évoque les conditions d'exploitation et une réorientation stratégique, BitMEX une revue stratégique, et AscendEX la mise en conformité MiCA ainsi qu'un tour de financement avorté. C'est la lecture la plus instructive : les plateformes offshore de second rang sont prises en étau entre la faiblesse des volumes sur les altcoins et le coût fixe des licences. BitMart avait pourtant fait état d'une licence australienne un mois plus tôt et, dans son rapport semestriel, affichait l'ambition de se développer sur les marchés prédictifs.


Les enjeux

Plusieurs analystes présentent ces fermetures comme une consolidation saine, l'argument central étant que le prochain cycle appartiendra aux plateformes agréées et aux capitaux institutionnels. La conséquence la plus nette est la concentration : moins de plateformes, davantage de flux acheminés vers les plus grandes d'entre elles, et un risque de contrepartie plus facile à évaluer, mais plus difficile à diversifier.


Circle rachète près de 1 000 brevets blockchain à IBM

De quoi s'agit-il ?

Circle a annoncé le 27 juillet avoir racheté à IBM près de 1 000 brevets délivrés ancrés dans la blockchain, répartis sur plus de 680 familles de brevets couvrant la blockchain, la banque, les services financiers, l'assurance, l'infrastructure d'entreprise, la vérification des chaînes d'approvisionnement et la sécurité cloud. Les termes financiers n'ont pas été divulgués. Circle affirme que l'opération en fait le premier détenteur de brevets blockchain aux États-Unis et qu'elle servira à soutenir l'USDC, sa chaîne Arc, le Circle Payments Network et ses outils destinés aux agents d'IA.


Pourquoi c'est important ?

La propriété intellectuelle devient un levier concurrentiel dans l'infrastructure de paiement, maintenant que l'émission de stablecoins est une activité régulée et de plus en plus disputée. La société d'analyse de brevets PatSnap créditait IBM de 790 brevets blockchain en décembre 2025, aux côtés d'Advanced New Technologies (groupe Ant) et de Bank of America. Circle n'a obtenu son tout premier brevet qu'en décembre 2023. Racheter le portefeuille d'un acteur établi est une voie plus rapide pour se positionner que de déposer soi-même.


Les enjeux

Ce que Circle compte en faire n'est pas précisé. L'entreprise n'a indiqué ni combien de ces brevets sont délivrés aux États-Unis, ni si IBM a conservé des droits de licence, ni si elle entend concéder le portefeuille sous licence ou le faire valoir en justice. Circle a par le passé adhéré au LOT Network, qui limite les actions offensives en matière de brevets : une lecture défensive est donc plausible, mais non confirmée. L'autre signal se situe côté vendeur : IBM se sépare d'un portefeuille qu'elle a mis dix ans à constituer.


Payward, maison mère de Kraken, s'associe à GTN pour étendre xStocks au-delà des actions américaines

De quoi s'agit-il ?

Payward, maison mère de Kraken, a annoncé le 22 juillet un partenariat avec GTN, fournisseur d'infrastructure pour la fintech, afin de déployer à l'international sa plateforme de tokenisation xStocks. Le lancement débutera par des actions cotées à Hong Kong, avant de s'étendre au Royaume-Uni, à l'Europe, à la Corée du Sud et à d'autres marchés. GTN assurera l'exécution, la custody et la tenue de registre sur plus de 90 marchés, et se procure les licences locales nécessaires. Les xStocks tokenisées seront ensuite proposées à la clientèle institutionnelle de GTN.


Pourquoi c'est important ?

Jusqu'ici, l'action tokenisée est restée presque exclusivement un produit centré sur les grandes capitalisations américaines. Payward a racheté xStocks en décembre et a depuis tokenisé plus de 500 actifs américains, soit environ 515 millions de dollars sur un marché de l'action tokenisée estimé à 1,94 milliard selon RWA.xyz, au deuxième rang derrière les 887 millions d'Ondo. Les valeurs non américaines constituent l'espace à conquérir le plus évident, et la contrainte tenait au licensing local et à l'accès aux marchés, non à la technologie. C'est précisément ce qu'apporte GTN


Les enjeux

Les wrappers sont plus scalable ; l'émission native, elle, confère de véritables droits d'actionnaire. Savoir quel modèle l'emportera comptera davantage que le montant total d'actifs tokenisés sous gestion mis en avant. Ici, l'exécution reste par ailleurs conditionnée à une autorisation réglementaire marché par marché, une dépendance loin d'être anodine.


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Ceci est un extrait du briefing hebdomadaire de The Big Whale, le premier media indépendant traitant des cryptoactifs dans une perspective financière.

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