Placement de Trésorerie CT
Panorama Hebdo
Tendances de la semaine
Cette semaine, on observe une légère remontée des rendements en Finance Décentralisée. L'EURCV, le stablecoin de la Société Générale, continue à délivrer un rendement supérieur à l'USDC, le principal stablecoin dollar conforme à MiCA.
Pour rappel, les rendements présentés sont générés par les intérêts payés par les emprunteurs qui utilisent cette liquidité, sur le même principe qu'un Repurchase Agreement (Repo). Morpho, le protocole utilisé, assure une curation de niveau institutionnel, particulièrement adaptée aux trésoreries d'entreprises cherchant à dynamiser leurs liquidités.

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SP 500
Toujours la locomotive des marchés ?
Quand les indices mondiaux surperforment
La performance de la plupart des grands indices mondiaux a été équivalente, voire meilleure, que celle des marchés actions américains au cours des douze derniers mois. Le Stoxx 600 a grimpé de 16,7 % et le S&P 500 de 16,65 %. En dehors de l'année 2022, qui avait vu plonger l'ensemble des marchés mondiaux, il faut remonter à 2012 pour trouver un écart de performance plus faible entre les deux indices.
Les Etats Unis moins attractifs ?
Entre les attaques sur l'indépendance de la Réserve fédérale - pilier du système financier mondial - et la hausse des droits de douane, la montée du risque politique avec le second mandat de Donald Trump a réduit l’attrait des investisseurs pour les marchés américains. Le dollar a ainsi chuté de plus de 9 % en 2025 face à un panier de devises. Pour un investisseur européen, la performance du S&P 500, une fois convertie en euros, n'atteint que 3 % cette année.
Les performances de la Tech : l'arbre qui cache la forêt
A ces craintes se sont jointes les incertitudes sur la place prise par le secteur de la technologie, dont la croissance est demeurée forte tout au long de l'année. Le Nasdaq a gagné 20,38 % en 2025, après 29 % en 2024. Les sociétés liées à l'intelligence artificielle représentent désormais plus de 40 % du S&P 500, alors que les rendements attendus des investissements colossaux consentis dans cette technologie tardent à se matérialiser. A l'inverse, l'activité pour le reste des entreprises du S&P 500 peine à redémarrer.
Observatoire de l'épargne (AMF)
Les points saillants
Les CGP en danger ?
La semaine dernière, l’AMF a publié la 64e lettre de l’Observatoire de l’épargne. Le message central de cette lettre est que les épargnants français sont plus autonomes et qu’ils commencent à remplacer les conseillers classiques par l’IA. Ainsi, si 11 % des Français déclarent utiliser l’intelligence artificielle avant d’effectuer un investissement, la proportion est plus importante chez les jeunes, chez les investisseurs en crypto et en ETF.
Le goût du risque
Après trois années de fortes hausses, l’intérêt pour la Bourse est au plus haut.
De même, le potentiel des crypto-actifs paraît important pour 46 % des Français et 63 % des investisseurs en crypto. Les performances des crypto-actifs sont même considérées comme équivalentes à celles des actions cotées. Ainsi, le risque des cryptos est perçu comme à peine plus élevé que celui des actions.
Des stratégies à réévaluer ?
Dès lors, deux hypothèses peuvent être poser : soit les épargnant prennent des risques excessifs qu'ils risquent de payer très cher quand les marchés finiront par se retourner, soit la prudence excessive de conseils privilégiant des placements sans risque (et souvent sans rendement net d'inflation et de frais) va détourner durablement des CGP des investisseurs plus jeunes et donc plus enclins à prendre des risques vu leur horizon d'investissement. A chacun de trancher.
VENEZUELA
Quand les stablecoins permettaient de contourner les sanctions
Des sanctions qui font mal
Depuis 2019, les États-Unis appliquent des sanctions financières contre PDVSA, la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi que contre la Banque centrale du pays. Le message du Trésor américain était clair : empêcher Caracas d’accéder au système bancaire international en dollars. Pour rappel, le pétrole représente près de 90 % des exportations du pays.
L'USDT pour les contourner
Face à cet étau financier, le régime a progressivement mis en place une stratégie d’évitement reposant sur les cryptoactifs, et surtout sur les stablecoins indexés sur le dollar. Le plus utilisé est l’USDT, émis par Tether. PDVSA a commencé, à partir de 2024, à demander à certains clients de régler une partie des cargaisons en USDT afin d’éviter que les paiements ne transitent par des banques susceptibles de les bloquer.
Une stratégie qui a fait des émules mais qui a ses limites
L'utilisation des stablecoins pour contourner les sanctions américaines n'est d'ailleurs pas l'apanage du Venezuela. Ainsi, l'Iran et la Russie ont également associé paiements numériques et “shadow fleet”, ces flottes de pétroliers opaques qui permettent d’écouler du brut sanctionné en contournant les contrôles. Pour autant, les stablecoins sont des cryptoactifs centralisés et qui peuvent, de ce fait, être techniquement bloqués par leur émetteur. D'ailleurs, Tether s'est engagé en 2024 à geler toutes les adresses associées à des entités sanctionnées par les États-Unis.
Les dérivés crypto
Nouvelle colonne vertébrale du marché
Des volumes encore confidentiels
Fin juin 2024, la BRI recensait plus de 700 000 milliards de dollars
d’encours notionnels pour les dérivés de taux et de change. Dans le même temps, les dérivés crypto ne représentaient qu'un peu plus de 7 000 milliards de dollars de volumes échangés, soit un rapport de 1 à 100. Autant dire donc que ce marché reste largement marginal dans le système financier.
Un marché plus mature
Pour autant, les dérivés crypto représentent désormais les deux tiers des volumes échangés sur la classe d'actifs, soit une proportion comparable à celle observée dans la finance traditionnelle. Ce basculement du spot vers les contrats perpétuels ou à terme n’est pas anodin : il traduit la maturation du marché et la montée en puissance d’instruments qui facilitent la découverte des prix, accroissent la liquidité et offrent aux acteurs la possibilité de se couvrir contre la volatilité.
Un marché plus accessible aux institutionnels
Aux États-Unis comme en Europe, les premiers contrats perpétuels régulés sont
désormais proposés par des acteurs agréés tels que Coinbase, Gemini ou One Trading. Ces initiatives ouvrent enfin la voie à une participation plus large des professionnels, capables d’intégrer ces instruments dans des portefeuilles diversifiés sous un cadre réglementaire reconnu.


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